Le métier d'artisan 4 février 2026 • 4 min de lecture

Le pv fin de chantier simplifié pour les artisans du btp

Le procès-verbal de fin de chantier, c'est bien plus qu'un simple papier. C'est le document juridique qui vient officiellement clore votre mission et acter l'acceptation des travaux par votre client. Pensez-y comme votre bouclier : c'est cet acte qui transfère la responsabilité de l'ouvrage et, surtout, qui lance le compte à rebours des garanties légales obligatoires.

Pourquoi le pv de fin de chantier est votre meilleure protection

Le considérer comme une simple formalité administrative est une erreur qui peut coûter très cher. En réalité, ce document est la clé de voûte qui sécurise votre entreprise, protège la qualité de votre travail et garantit le paiement final. Sans lui, vous entrez dans une zone grise où le moindre litige peut vite tourner au cauchemar.

Ouvrier et client se serrent la main devant des maisons, signant un PV de réception de chantier.

Pour tout artisan du bâtiment, ce document remplit plusieurs fonctions vitales.

Valider la satisfaction du client

Quand votre client signe le PV, il reconnaît noir sur blanc que les travaux sont conformes à ce qui était prévu dans le devis et à ses attentes. C'est une validation écrite, datée, qui met un point final à l'exécution du contrat.

Prenons un cas concret : vous terminez la rénovation complète d'une salle de bain. Le client est aux anges, il vous couvre de compliments à l'oral. Mais trois mois plus tard, il vous rappelle pour un joint qui a noirci et prétend que le travail n'a « jamais été correctement terminé ». Sans PV signé, difficile de prouver sa satisfaction initiale. Avec le PV, vous avez une preuve irréfutable de son accord à une date précise.

Déclencher le point de départ des garanties légales

Le PV de fin de chantier n'est pas qu'un simple accusé de réception. C'est lui qui donne le coup d'envoi officiel des garanties légales qui protègent à la fois votre client et votre entreprise. Sans la date claire et nette établie par ce document, définir le début et la fin de ces garanties devient un vrai casse-tête juridique.

Les trois garanties clés qui s'activent à la signature sont :

  • La garantie de parfait achèvement : Pendant un an, elle vous engage à réparer tous les défauts signalés par le client après la réception.
  • La garantie biennale (ou de bon fonctionnement) : Valable deux ans, elle couvre les équipements que l'on peut démonter sans abîmer le gros œuvre (radiateurs, robinetterie, volets, etc.).
  • La garantie décennale : C'est la plus connue. Elle vous couvre pendant dix ans pour les dommages graves qui affectent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à son usage. C'est un sujet crucial, et pour tout savoir dessus, jetez un œil à notre guide complet sur l'assurance décennale pour artisan BTP.

Le cadre légal, c'est l'article 1792-6 du Code civil. Il dit que la réception est l'acte par lequel le maître de l'ouvrage (votre client) déclare accepter l'ouvrage, avec ou sans réserves. C'est précisément cet acte qui marque le début des garanties.

Comprendre la réception expresse et la réception tacite

Une réception expresse, c'est la méthode en or : elle est formalisée par un PV signé des deux parties. C'est la solution la plus claire, la plus sûre, et celle qui vous protège le mieux.

Parfois, en l'absence de PV, on peut parler de réception tacite. Ça arrive quand le client prend possession des lieux sans rien dire et paie la totalité de la facture. Mais attention, cette situation est juridiquement très fragile. Prouver la « volonté non équivoque » du client d'accepter les travaux est souvent compliqué et source de nombreux conflits. S'en remettre à une réception tacite, c'est prendre un risque inutile. Le PV de fin de chantier reste et restera toujours votre meilleur allié.

Préparer la réception des travaux sans stress

Soyons clairs : la réussite d'une réception de travaux ne se joue pas le jour J, mais bien des semaines avant. C'est toute la préparation en amont qui transforme cette étape, souvent source de tensions, en une simple formalité administrative.

En anticipant, vous vous assurez que votre client arrive confiant et que la validation de votre travail se passe comme sur des roulettes. L'idée n'est pas de subir la réception, mais de la piloter.

Un inspecteur avec une tablette numérique sur un chantier, un homme marchant près d'une maison.

Pour ça, pas de secret : il faut prendre les devants et ne rien laisser au hasard. La clé est de mener vos propres contrôles, avec une rigueur quasi militaire, bien avant de convier le maître d'ouvrage.

L'art de la pré-réception : votre botte secrète

Une astuce de pro, simple mais redoutablement efficace : organisez une visite de pré-réception informelle quelques jours avant la date officielle. Cet échange, qui n'a aucune valeur contractuelle, a un double avantage : il démontre votre professionnalisme et désamorce 99 % des conflits potentiels.

C'est votre moment. Vous parcourez le chantier avec le client, un carnet à la main, dans un véritable esprit de collaboration. L'objectif ? Repérer ensemble les dernières finitions ou les petits détails à ajuster. Vous montrez que vous êtes à l'écoute, que son avis compte et que vous visez la perfection.

Cette démarche proactive vous permet de corriger les petites imperfections sans la pression d'une signature imminente. Pour votre client, c'est incroyablement rassurant. Pour vous, c'est l'occasion de régler en douceur 95 % des points qui auraient pu finir en réserves sur le PV de fin de chantier officiel.

Une pré-réception bien menée transforme une potentielle négociation en une simple confirmation. Le jour de la réception, le client ne vient plus chercher les défauts, il vient valider les corrections que vous avez déjà faites.

Votre checklist interne avant le jour J

Avant même de proposer cette visite, vous devez devenir votre propre inspecteur qualité, le plus exigeant de tous. Une auto-vérification méthodique est indispensable pour ne rien oublier. Pour qu'elle soit vraiment utile, votre checklist doit être ultra-précise, adaptée à votre métier.

Les phrases vagues comme "vérifier la plomberie" ne servent à rien. On parle ici d'actions concrètes, mesurables, qui ne laissent aucune place au doute.

Points de contrôle essentiels par corps de métier

Pour vous aider à structurer cette auto-inspection, voici un tableau récapitulatif des points critiques à ne jamais négliger. C'est une base solide, à adapter bien sûr aux spécificités de chaque chantier.

Corps de métier Points de contrôle prioritaires Document associé (si applicable)
Plomberie / CVC - Test de pression du réseau d'eau (30 min min.)
- Vérification de chaque raccord (zéro fuite)
- Contrôle débit VMC aux bouches
Rapport de mise en service VMC
Électricité - Test de chaque prise et point lumineux
- Mesure de la continuité de la terre
- Étiquetage final du tableau électrique
Attestation de conformité Consuel
Plâtrerie / Peinture - Inspection des surfaces en lumière rasante
- Vérification de l'uniformité des teintes
- Contrôle de la propreté des découpes (angles, plinthes)
Fiches techniques des peintures
Menuiserie - Test d'ouverture/fermeture de toutes les portes/fenêtres
- Contrôle du jeu et de l'équerrage
- Vérification des joints silicone et finitions
PV de réception des menuiseries
Carrelage - Sondage acoustique pour détecter les carreaux "creux"
- Vérification de la planéité (règle de 2m)
- Contrôle de la régularité et couleur des joints
Calepinage validé

Cette discipline en amont est votre meilleure assurance contre les mauvaises surprises. Elle vous positionne comme un artisan de confiance qui maîtrise son sujet de A à Z. Le PV de fin de chantier n'est alors plus qu'une formalité, la conclusion logique d'un travail bien fait et, surtout, bien préparé.

Les clauses indispensables d'un PV qui sécurise votre paiement

Un procès-verbal de fin de chantier, ce n'est pas juste un formulaire à cocher. C'est un document contractuel qui, s'il est bien ficelé, devient votre meilleure arme pour toucher le solde de la facture et vous protéger en cas de litige. L'erreur serait de croire que toutes les mentions se valent. Certaines sont de simples informations, d'autres sont de vrais verrous juridiques.

Une personne écrit avec un stylo sur un document illustré posé sur une table blanche, à côté d'un dossier orange.

Allons donc plus loin que le simple modèle. Décortiquons ensemble ce qui fait la solidité d'un bon PV. Chaque ligne doit être pensée pour ne laisser aucune place à l'interprétation.

Les fondations administratives de votre PV

Avant même de parler des fameuses réserves, la première partie de votre document doit être blindée. C'est elle qui pose le cadre, qui identifie le chantier de manière unique. Pensez-y comme aux fondations d'une maison : si elles sont bancales, tout ce qui suit est fragile.

Ces mentions obligatoires sont le socle de votre document :

  • L'identité complète des parties : Ne vous contentez pas d'un nom à la va-vite. Indiquez précisément la raison sociale de votre entreprise, votre SIRET, votre adresse. Faites de même pour le client : nom complet, adresse précise du maître d'ouvrage, etc.
  • Les références du chantier : Il faut pouvoir lier ce PV au contrat initial sans aucune ambiguïté. Mentionnez le numéro et la date du devis signé, l'adresse exacte du chantier (qui n'est pas toujours celle du client), et toute autre référence utile.
  • La date de la réception : C'est LA date clé, celle qu'il faut graver dans le marbre. Elle doit être inscrite noir sur blanc, car c'est elle qui déclenche le départ des garanties légales et, surtout, votre droit à facturer le solde.

Ça peut paraître évident, mais une imprécision ou un oubli ici peut rendre tout le document caduc. Prenez deux minutes pour tout vérifier avant de le présenter au client.

L'art de rédiger des réserves incontestables

C'est ici que ça se corse. La section des réserves est souvent le point de friction qui génère tensions et retards de paiement. Votre objectif est simple : transformer des impressions subjectives en observations factuelles, mesurables et indiscutables.

Une réserve mal formulée, c'est une porte ouverte à des discussions sans fin. Une réserve bien rédigée, c'est un plan d'action clair.

Bannissez les formulations vagues comme "peinture à revoir" ou "finitions à reprendre". Ces termes sont indéfendables, car ils dépendent de l'appréciation de chacun. Votre définition de "revoir" ne sera jamais la même que celle de votre client.

Pour chaque réserve, votre description doit être chirurgicale. Elle doit répondre à trois questions : Quoi ? Où ? Comment ?

Regardons la différence avec des exemples concrets :

Formulation à éviter (vague) Formulation à privilégier (précise) Pourquoi c'est mieux ?
"Rayure sur le parquet" "Rayure de 15 cm de long, parallèle au mur, à 30 cm de la plinthe, sous la fenêtre du salon." La localisation est exacte, la description est factuelle. Aucun doute possible.
"Prise électrique ne fonctionne pas" "Prise double murale à droite du plan de travail cuisine : absence de tension constatée sur les deux puits." L'observation est technique et vérifiable. Le problème est clairement identifié.
"Porte frotte" "Porte de la chambre 2 : frottement sur le sol en position ouverte à 45 degrés. Réglage des gonds nécessaire." Le problème est décrit dans un cas précis et la solution technique est déjà suggérée. C'est pro.

Cette précision vous protège, mais elle protège aussi le client. Pour vous, ça délimite exactement ce que vous devez corriger. Pour le client, c'est la garantie que son problème a été bien compris et sera traité. La gestion des factures impayées devient tout de suite plus simple quand les points de blocage sont aussi clairs. D'ailleurs, si le sujet vous intéresse, notre guide sur les solutions efficaces pour gérer les impayés dans le BTP pourra vous aider.

Le pouvoir des preuves visuelles

Une pratique toute simple mais redoutablement efficace : annexer des photos datées au PV de fin de chantier. Avec nos smartphones, ça ne prend que quelques secondes et c'est votre meilleure assurance.

Pour chaque réserve listée, prenez une photo nette. Annotez-la si besoin pour bien pointer le défaut. Vous pouvez intégrer ces clichés directement dans le document ou les ajouter en annexe, en faisant bien référence au numéro de la réserve.

Cette documentation visuelle a un double effet :

  1. Elle est dissuasive : Elle décourage toute contestation future sur l'existence ou l'ampleur d'un défaut au moment de la réception. "Ah mais ce n'était pas comme ça !" n'est plus une option.
  2. Elle sert de référence : Une fois la retouche faite, une nouvelle photo "après" prouvera de manière incontestable que la réserve a été levée. Fin du débat.

En combinant descriptions précises et preuves photo, votre PV de fin de chantier passe de simple formalité à véritable outil de gestion. Il sécurise votre travail, votre paiement et, au final, votre relation client.

Absolument, voici la réécriture de la section dans un style plus naturel, direct et expert, en suivant les exemples fournis.


Réserves et retenue de garantie : comment piloter la dernière ligne droite

La signature d'un PV de fin de chantier avec des réserves, ce n'est ni un drame, ni le début des ennuis. Soyons clairs : c'est une situation courante, presque banale, dans la vie d'un chantier. L'objectif n'est pas d'avoir zéro réserve à tout prix, mais de savoir les gérer avec méthode pour garder la confiance du client et, surtout, encaisser le solde final sans tarder.

En abordant cette étape sereinement, vous transformez un potentiel point de friction en une preuve de votre professionnalisme. Votre organisation et votre réactivité à ce moment-là comptent tout autant que la qualité du travail que vous avez déjà accompli.

Faire le tri : toutes les réserves ne se valent pas

Pour agir vite et bien, il faut d'abord comprendre à quoi on a affaire. Toutes les remarques du client ne demandent pas le même type d'intervention. On peut les classer en deux grandes familles.

  • Les malfaçons : C'est un travail qui a été fait, mais qui ne respecte pas les règles de l'art ou ce qui était prévu au devis. Un grand classique : une crédence de cuisine avec des joints qui ne sont pas droits, ou une porte qui coince et frotte au sol.
  • Les non-façons : Là, c'est encore plus simple. C'est une prestation qui figure noir sur blanc dans le devis, mais qui a été oubliée. Par exemple, la prise électrique extérieure qui manque à l'appel ou le seuil de porte qui n'a pas été posé.

Cette distinction est essentielle. Une malfaçon peut parfois prêter à discussion technique, alors qu'une non-façon, c'est factuel et indiscutable. La corriger est souvent bien plus rapide.

Le plan d'action pour lever les réserves sans prise de tête

Une fois que les réserves sont bien listées et décrites dans le PV, votre mission est simple : les faire disparaître. C'est là que la rigueur paie. Oubliez les accords verbaux et les promesses en l'air, seul l'écrit compte.

Voici une feuille de route qui a fait ses preuves :

  1. Accusez réception par écrit : Le jour même ou le lendemain de la signature, envoyez un petit e-mail au client. Remerciez-le pour sa vigilance et confirmez noir sur blanc que vous avez bien noté les points à corriger, en vous référant au PV. C'est simple, pro, et ça rassure.
  2. Proposez un délai d'intervention clair : Mettez-vous d'accord sur une date ou, au pire, une semaine pour revenir. Un calendrier précis montre que vous prenez les choses en main et vous engage à planifier le travail.
  3. Soignez les corrections : Chaque point listé doit être traité avec le même soin que le reste du chantier. Un bon réflexe : prenez quelques photos "avant/après". C'est une preuve visuelle de votre intervention.
  4. Faites signer le PV de levée de réserves : C'est le document qui met un point final au dossier. Il doit reprendre chaque réserve initiale et attester que tout a été corrigé à la satisfaction du client.

Ce deuxième PV est capital. C'est lui, et seulement lui, qui vous donne le droit d'exiger le paiement du solde.

La retenue de garantie, c'est ce fameux solde que le client a le droit de bloquer tant que les défauts ne sont pas corrigés. La loi est claire : il peut conserver jusqu'à 5 % du montant total TTC du chantier. Le PV de levée de réserves est la clé qui déverrouille ce paiement.

La communication : votre meilleur atout pour garder un client satisfait

Pendant toute cette phase, ne sous-estimez jamais le pouvoir d'une bonne communication. Un client qui se sent écouté et qui sait où vous en êtes restera un client content, même s'il y a eu quelques petits accrocs.

Soyez proactif. Prévenez-le de votre date de passage, envoyez un petit SMS la veille pour confirmer, et faites un point rapide avec lui une fois les corrections effectuées. Cette transparence évite les malentendus et renforce votre image de partenaire fiable jusqu'au bout. Un client bien accompagné pendant cette dernière étape est un client qui non seulement parlera de vous en bien, mais qui paiera aussi sa dernière facture sans traîner.

Fini la paperasse, place au suivi de chantier digitalisé !

Gérer un PV de fin de chantier à la main, c’est un vrai parcours du combattant. Entre la saisie manuelle, les oublis qui peuvent coûter cher et les documents qui se perdent, ces galères administratives vous freinent au quotidien. Pire, elles peuvent retarder le paiement du solde et mettre votre trésorerie sous tension. L'époque où l'on empilait les classeurs est révolue ; aujourd'hui, chaque minute compte.

Une tablette sur une table en bois affichant "PV Digitalise", avec des documents et un stylo.

Heureusement, il existe des solutions pour transformer cette corvée en un véritable avantage pour votre entreprise. Un logiciel conçu pour le BTP ne fait pas que numériser un papier. Il repense tout le processus pour le rendre plus simple, plus fiable et bien plus rentable.

Générer un PV parfait en quelques secondes

Imaginez : vous êtes sur le chantier, la visite de réception se termine. En quelques clics sur votre tablette, vous générez un PV impeccable, déjà pré-rempli avec toutes les infos légales.

Les outils modernes comme Fabrik sont malins. Ils récupèrent automatiquement les données du devis que le client a signé : son nom, l'adresse du chantier, les références du contrat... La cohérence est parfaite, et le risque de faire une erreur de frappe tombe à zéro.

Ce qui vous prenait un temps fou au bureau se fait maintenant directement sur le terrain. Vous pouvez enfin vous concentrer sur ce qui compte vraiment : valider le travail avec votre client.

Passer au PV digital, ce n'est pas juste une question de modernité. C'est un changement de philosophie. L'artisan reprend sa place au cœur du chantier, au lieu de s'épuiser derrière un bureau sous une montagne de paperasse.

La signature électronique, pour boucler l'affaire sur-le-champ

L'un des plus gros avantages du numérique, c'est la signature électronique. Fini les allers-retours pour faire signer un document ou l'attente interminable d'un courrier. La validation se fait directement sur la tablette, à la fin de la visite.

  • Gain de temps immédiat : Le document est signé et validé en direct. Pas de "je vous le renvoie demain".
  • Valeur juridique béton : La signature électronique a exactement la même valeur légale qu'une signature manuscrite.
  • Facturation instantanée : Une fois le PV signé, vous pouvez envoyer la facture finale dans la foulée. Le paiement est déclenché beaucoup plus vite.

Cette efficacité renforce votre image de pro et fluidifie la relation avec votre client, qui apprécie de ne pas perdre de temps.

Centraliser et sécuriser tous vos documents

Un bon logiciel de gestion ne s'arrête pas là. Il devient votre armoire à dossiers numérique, mais en mieux : tout y est classé, sécurisé et accessible en permanence.

Tous vos documents importants – devis signés, factures, avenants, photos du chantier et, bien sûr, le fameux PV de fin de chantier – sont stockés au même endroit.

Cette centralisation vous apporte une tranquillité d'esprit incroyable. Vous avez besoin de retrouver un document pour votre assurance ou en cas de litige ? Quelques secondes suffisent. C'est une sécurité indispensable pour piloter votre boîte sereinement. Pour voir comment un tel système peut concrètement changer votre quotidien, jetez un œil aux fonctionnalités d’un outil tout-en-un comme Fabrik.

Un tableau de bord pour garder un œil sur votre trésorerie

Dans des secteurs qui carburent, comme le photovoltaïque, bien gérer sa trésorerie est vital. Ce marché a connu une croissance record, avec 5,9 GW raccordés en un an seulement.

Cette dynamique, avec 46 % des nouvelles installations concentrées en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes, met une pression énorme sur les artisans. La charge de travail explose, et le suivi financier doit être impeccable. Surtout quand on sait que 60 % des sites intègrent l'autoconsommation, rendant la facturation et le suivi post-chantier encore plus cruciaux. C'est là que les logiciels spécialisés deviennent de vrais alliés.

Un bon outil vous offre un tableau de bord clair, qui vous donne une vue d'ensemble sur la santé financière de votre entreprise. Vous suivez en temps réel votre chiffre d'affaires, les soldes clients à encaisser et les devis en attente. Vous ne naviguez plus à vue, vous prenez des décisions éclairées pour votre activité.

Vos questions fréquentes sur le PV de fin de chantier

Même avec la meilleure préparation du monde, la fin d'un chantier soulève toujours son lot de questions très concrètes. C'est le moment clé où la technique rencontre le juridique, et où chaque artisan veut être certain de bien faire les choses pour se faire payer et éviter les galères.

Nous avons compilé ici les interrogations qui reviennent sans cesse sur le terrain. Les réponses sont directes, sans jargon inutile, pensées pour vous donner des solutions claires à appliquer dès demain.

Que faire si mon client refuse de signer le PV de fin de chantier ?

C'est la situation que tout le monde redoute, mais surtout, pas de panique. La toute première étape, c'est le dialogue. Essayez de comprendre précisément pourquoi il refuse : est-ce à cause de réserves importantes et justifiées ? D'un simple malentendu ? Ou est-ce un refus de pure mauvaise foi ?

Si la discussion ne mène nulle part et que son refus vous semble abusif, il est temps de passer à l'étape supérieure pour vous protéger. Envoyez-lui une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Dans ce courrier, convoquez-le officiellement à une nouvelle date de réception, en lui rappelant que les travaux sont terminés conformément au devis signé. C'est un acte formel qui a du poids.

S'il ne se présente toujours pas ou s'entête sans motif légitime, plusieurs cartes restent dans votre jeu. Vous pouvez faire constater l'achèvement des travaux par un huissier de justice, ce qui constitue une preuve solide. En dernier recours, il est possible de demander au tribunal une "réception judiciaire". L'essentiel est de garder une trace écrite de chaque démarche pour défendre vos droits et pouvoir exiger votre paiement.

Quelle est la différence entre un PV de réception et un PV de livraison ?

Dans les discussions de chantier, les deux termes sont souvent balancés un peu au hasard, mais attention, juridiquement, la différence est cruciale. Le seul document qui vous concerne vraiment, en tant qu'artisan, c'est le procès-verbal de réception de travaux. C'est cet acte officiel, et uniquement celui-ci, par lequel votre client (le maître d'ouvrage) accepte le travail que vous avez réalisé, que ce soit avec ou sans réserves.

Le "PV de livraison", lui, vient d'un autre monde : celui des contrats de construction de maison individuelle (CCMI). Dans ce cas précis, un constructeur "livre" une maison clé en main à son client. Même si, dans le langage courant, on dit qu'on "livre un chantier", le document à utiliser pour boucler votre mission et lancer les garanties légales est bel et bien le PV de réception.

Ne vous laissez pas embrouiller. Pour votre entreprise, le réflexe doit être simple : fin de chantier = visite avec le client pour signer un PV de réception. C'est votre seule et unique protection juridique valable.

Puis-je envoyer la facture finale avant de corriger les réserves ?

Oui, absolument. C'est un point capital à comprendre. La signature du PV de fin de chantier, même s'il comporte des réserves, acte l'acceptation de l'ouvrage. Elle vous donne donc le droit d'émettre la facture pour le solde du chantier.

Cependant, la loi protège aussi votre client. Il est en droit de retenir une partie du paiement pour s'assurer que vous allez bien corriger ce qui a été noté. Cette somme, c'est la fameuse retenue de garantie, et elle est strictement plafonnée à 5 % du montant total TTC du marché.

Ce montant vous sera versé une fois que toutes les réserves auront été levées et que le client aura signé le PV de levée de réserves. Vous comprenez donc qu'il est dans votre intérêt de planifier ces petites corrections au plus vite pour débloquer le reste de votre argent.

Un simple email de satisfaction du client peut-il remplacer le PV ?

Surtout pas. Un email, même s'il est rempli de compliments, n'a aucune valeur juridique face à un PV de réception en bonne et due forme. Au mieux, il pourrait servir de commencement de preuve d'une "réception tacite", mais c'est un terrain extrêmement glissant et risqué en cas de litige.

Un PV de fin de chantier est un acte "contradictoire". Cela signifie qu'il est validé et signé par les deux parties en même temps, sur les lieux, après inspection. Il contient des éléments essentiels qu'un email n'aura jamais :

  • Une date de réception précise et incontestable.
  • Une liste détaillée des éventuelles réserves, décrites noir sur blanc.
  • Les signatures des deux parties, qui engagent leur responsabilité.

Faire l'impasse sur ce document officiel pour se contenter d'un simple mail, c'est prendre un risque énorme pour votre trésorerie et votre protection juridique. Ne tombez pas dans ce piège.


Passez à la vitesse supérieure en digitalisant vos fins de chantier. Avec Fabrik, générez vos PV en quelques clics, faites-les signer électroniquement sur tablette et déclenchez votre facturation instantanément. Découvrez comment simplifier votre administratif sur https://fabrik-crm.fr.