Un devis bâtiment, c'est bien plus qu'une simple estimation. C'est le document qui scelle votre engagement professionnel et sécurise la relation avec votre client. Les mentions obligatoires sur un devis bâtiment sont donc le pilier de ce contrat. Les oublier, c'est prendre le risque de transformer une belle opportunité en un vrai casse-tête juridique et financier.
Pourquoi un devis bâtiment en règle est votre meilleur VRP

Voyez votre devis non pas comme une corvée administrative, mais comme le premier geste de confiance que vous tendez à votre client. C'est la vitrine de votre sérieux et le bouclier qui protège votre travail. Un devis bien ficelé fait bien plus que cocher des cases légales : il devient un outil redoutable pour transformer un prospect en client et éviter les litiges.
Chaque mention obligatoire a une raison d'être :
- Protéger l'artisan : En définissant noir sur blanc le périmètre des travaux, les prix et les conditions, vous vous blindez contre les impayés et les discussions sans fin sur ce qui était "inclus ou pas".
- Rassurer le client : Un devis transparent et complet, ça respire le professionnalisme. Le client a toutes les cartes en main pour comprendre votre offre et signer en toute sérénité.
- Clarifier la mission : Le décompte détaillé des prestations et des matériaux lève toute ambiguïté. Pas de surprise, pas de malentendu.
En France, la loi encadre cette transparence de très près. Par exemple, depuis la loi Hamon de 2014, un devis détaillé est obligatoire pour tous les travaux qui dépassent 500 € TTC. Cette mesure n'est pas sortie de nulle part : elle vise à protéger les consommateurs dans des métiers comme la plomberie ou l'électricité, où les plaintes pour devis flous étaient malheureusement monnaie courante. Pour creuser le sujet, le site du service public l'explique très bien.
Un devis conforme, ce n'est pas juste de la paperasse. C'est la fondation d'une relation client saine et la première pierre d'un chantier qui se passe bien. Il engage votre responsabilité autant qu'il sécurise votre trésorerie.
Heureusement, des solutions modernes, comme les logiciels de devis spécialisés, sont là pour transformer cette obligation en un véritable avantage. En intégrant automatiquement toutes les mentions légales, ces outils vous laissent vous concentrer sur ce que vous faites de mieux : construire. Pour aller plus loin, jetez un œil à comment l'automatisation de vos devis bâtiment peut changer votre quotidien.
La checklist des 10 mentions légales à ne surtout pas oublier

Un devis bien ficelé, c’est comme les fondations d’une maison : si c’est solide, tout le chantier se passera bien mieux. Pour être sûr que chaque document que vous envoyez est carré, voyez les points suivants non pas comme une contrainte administrative, mais comme les piliers de votre crédibilité. Chaque mention a un rôle bien précis : vous protéger, et rassurer votre client.
Alors, oubliez les listes à cocher sans âme. On va décortiquer ensemble chaque élément indispensable pour construire un devis blindé, celui qui convertit et qui sécurise.
1. Qui est qui ? L'identification des parties
La toute première chose, c'est de poser clairement le cadre : qui propose quoi, et à qui ? C'est un peu la carte d'identité du chantier. Pas de place pour le flou.
Pour votre entreprise, ça veut dire indiquer noir sur blanc :
- Votre dénomination sociale (le nom officiel de la boîte), votre adresse, téléphone et e-mail.
- Votre statut juridique (SARL, SAS, EI...). D'ailleurs, depuis 2022, si vous êtes entrepreneur individuel, la mention "EI" ou "Entrepreneur Individuel" à côté de votre nom est obligatoire.
- Votre numéro d’immatriculation : le fameux numéro SIREN (ou SIRET) et, selon votre corps de métier, votre numéro au Répertoire des Métiers (RM) ou au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).
Ensuite, identifiez votre client avec la même précision :
- Son nom et prénom pour un particulier.
- Sa raison sociale pour une entreprise.
- Son adresse complète. Et surtout, l'adresse du chantier si elle est différente. C'est un détail qui a toute son importance dans le BTP.
Cette double identification n'est pas juste une formalité. Elle prouve que vous existez légalement et que le devis est bien destiné à la bonne personne. Ça évite bien des quiproquos.
2. Date et numéro : la base de la traçabilité
Chaque devis doit avoir sa propre identité, un peu comme une plaque d'immatriculation. C'est essentiel pour un suivi sans faille.
La date d'émission est le point de départ de la validité de votre offre. Elle est cruciale pour savoir jusqu'à quand vos prix sont garantis, surtout à une époque où le coût des matériaux peut faire le yoyo.
Le numéro de devis doit suivre une logique claire et continue (par exemple, DE2024-001, DE2024-002...). Cette numérotation unique n'est pas seulement là pour vous aider à vous y retrouver dans vos papiers ; c'est une obligation légale pour éviter toute fraude. Elle permet de retrouver un document en deux secondes et de le lier plus tard à la bonne facture.
3. Le détail des prestations : la transparence avant tout
On arrive au cœur du réacteur. Un décompte vague, c'est la porte ouverte aux malentendus et aux litiges. Votre client doit comprendre précisément pourquoi il paie ce prix-là.
Pour chaque ligne, il faut donc détailler :
- La nature de la prestation : "Pose d'un sol stratifié" est bien plus clair que "Travaux sol".
- La quantité : en m², en mètres linéaires, en heures ou à l'unité.
- Le prix unitaire hors taxes (HT) : combien coûte chaque unité de mesure.
Un décompte bien détaillé n'est pas juste une liste de courses. C'est la preuve de votre professionnalisme et de la justesse de votre tarif. C'est ce qui transforme une simple estimation en une offre de service qui met en confiance.
Par exemple, pour une salle de bain, ne mettez pas juste une ligne "Rénovation salle de bain". Détaillez : "Dépose de l'ancienne baignoire", "Fourniture et pose d'un receveur de douche extra-plat (modèle X)", "Installation de la robinetterie (modèle Y)"... Cette précision justifie votre prix et montre l'étendue de votre savoir-faire.
4. Les totaux et la TVA : les chiffres clairs
Une fois que tout est listé, les totaux doivent être limpides. C'est là que votre client voit le coût final de son projet et prend sa décision.
Votre devis doit obligatoirement faire apparaître :
- Le total Hors Taxes (HT) de toutes les prestations.
- Le ou les taux de TVA applicables (20 %, 10 %, 5,5 %) et le montant correspondant pour chaque taux.
- Le montant total Toutes Taxes Comprises (TTC), qui est la somme finale que le client paiera.
Attention, si vous êtes en franchise de base de TVA (le cas de beaucoup de micro-entrepreneurs), vous devez absolument inscrire la mention : "TVA non applicable, art. 293 B du CGI". Un oubli peut entraîner des complications avec le fisc. La clarté sur la TVA est une mention obligatoire sur un devis bâtiment qui est souvent scrutée par l'administration.
5. Les autres mentions pour verrouiller l'accord
Enfin, quelques informations viennent poser le cadre du contrat qui naîtra si le client signe. Elles sont là pour vous protéger.
- La durée de validité de l'offre : En général, on met 30 jours. Ça vous protège si le prix de vos fournisseurs augmente entre-temps.
- Les conditions de paiement : Soyez clair sur l'acompte (souvent 30 % à la signature), les éventuels paiements intermédiaires et les moyens acceptés.
- Le caractère gratuit ou payant du devis : Si vous faites payer le devis (c'est possible, à condition d'en informer le client avant), son montant doit être écrit.
- La signature du client : Prévoyez un espace pour que votre client puisse dater, signer et ajouter la mention "Bon pour accord" ou "Bon pour travaux". C'est cette signature qui transforme votre devis en un contrat en bonne et due forme.
En réalité, la loi est encore plus précise, avec jusqu'à 16 éléments essentiels dictés par le Code de la consommation et les spécificités du BTP. Pour aller plus loin sur ces subtilités, vous pouvez consulter les exigences détaillées sur Batirama, une ressource très complète pour une conformité parfaite.
Pour vous aider à ne rien oublier, voici un tableau récapitulatif à garder sous la main. C'est l'outil parfait pour un dernier check-up rapide avant d'appuyer sur "Envoyer".
Checklist des mentions obligatoires pour un devis bâtiment
| Mention obligatoire | Contenu requis | Exemple pratique |
|---|---|---|
| Identification de l'entreprise | Dénomination, adresse, statut, SIREN, contact. | SARL DURAND & Fils (EI), 12 rue du Chantier 75001 Paris, SIREN 123 456 789. |
| Identification du client | Nom, adresse (et adresse du chantier si différente). | M. Jean Dupont, 34 avenue des Lilas 75002 Paris. Chantier : 15 rue Neuve 75002 Paris. |
| Date et numéro du devis | Date d'émission et numéro unique séquentiel. | Date : 15/06/2024, Devis n° DE2024-042. |
| Détail des prestations | Nature, quantité, prix unitaire HT pour chaque poste. | Peinture murale (2 couches) - Quantité : 50 m² - Prix unitaire HT : 25,00 €. |
| Montants totaux | Total HT, montants par taux de TVA, total TTC. | Total HT : 2500 €, TVA 20% : 500 €, Total TTC : 3000 €. |
| Mention TVA (si applicable) | "TVA non applicable, art. 293 B du CGI" pour les micro-entreprises. | TVA non applicable, art. 293 B du CGI. |
| Durée de validité | Période durant laquelle l'offre est valable. | Offre valable 30 jours à compter de la date d'émission. |
| Conditions de paiement | Acompte, solde, délais. | Acompte de 30% à la signature du devis, solde à la réception des travaux. |
| Date de début et durée | Estimation du début et de la durée des travaux. | Début des travaux estimé le 01/08/2024, durée estimée à 15 jours ouvrés. |
| Signature | Espace pour la mention "Bon pour accord", la date et la signature du client. | Fait à Paris, le __/__/___ "Bon pour accord" Signature du client |
Avec cette checklist, vous avez toutes les cartes en main pour rédiger des devis qui non seulement respectent la loi, mais renforcent aussi la confiance de vos clients. C'est la base d'un chantier réussi.
Décrypter les mentions spécifiques au secteur du BTP

Au-delà des informations de base communes à tous les devis, le secteur du bâtiment a ses propres règles du jeu. Ces mentions obligatoires ne sont pas là pour alourdir votre paperasse, mais pour agir comme de véritables garde-fous. Pensez-y comme les fondations d'une relation de confiance solide avec votre client, tout en vous protégeant des risques importants du métier.
Parmi elles, deux points sont particulièrement scrutés par les clients et l'administration : votre assurance décennale et l'application des bons taux de TVA. Maîtriser ces sujets sur le bout des doigts, c'est envoyer un signal clair : vous êtes un pro aguerri qui connaît son affaire.
L'assurance décennale : une mention qui rassure et protège
L'assurance décennale, ce n'est pas juste une ligne administrative à cocher sur votre devis. C'est la promesse que vous faites à votre client : les travaux que vous réalisez aujourd'hui seront solides et fiables pour les dix prochaines années. L'afficher clairement est donc un argument commercial en béton armé.
Pour être parfaitement en règle, la loi du 18 juin 2014 vous impose de faire figurer plusieurs informations clés directement sur vos devis et factures :
- L’assurance souscrite : Indiquez sans détour qu'il s'agit de votre « Assurance de Responsabilité Civile Décennale ».
- Les coordonnées de l'assureur : Le nom et l'adresse de la compagnie doivent être bien visibles.
- La couverture géographique : Précisez la zone couverte par votre contrat (par exemple, « France métropolitaine »).
Cette transparence n'est pas une option, elle est obligatoire. Elle permet au client, s'il le souhaite, de vérifier la validité de votre attestation. C'est un gage de sérieux qui vous distingue immédiatement et qui justifie la confiance qu'il vous accorde pour un projet qui représente souvent l'investissement de toute une vie.
Considérez cette mention comme le "label de fiabilité" de votre entreprise. Elle montre que vous êtes un professionnel responsable qui anticipe les imprévus et sécurise l'investissement de son client, bien au-delà de la simple exécution des travaux.
Le casse-tête des taux de TVA, enfin démystifié
Le choix du bon taux de TVA est une autre mention obligatoire sur un devis bâtiment qui peut vite tourner au cauchemar. Une simple erreur peut déclencher un redressement fiscal ou créer un litige avec le client sur le montant final à payer. Heureusement, une fois qu'on a compris la logique, tout devient plus simple.
Dans le bâtiment, trois taux principaux coexistent :
- Le taux normal à 20 % : C'est le taux par défaut. Il s'applique à toutes les constructions neuves et aux travaux qui ne rentrent pas dans les catégories ci-dessous.
- Le taux intermédiaire à 10 % : Celui-ci concerne les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien sur des logements achevés depuis plus de deux ans. C'est le taux le plus courant en rénovation.
- Le taux réduit à 5,5 % : Ce taux est réservé aux travaux de rénovation énergétique (comme l'isolation, l'installation d'une pompe à chaleur, etc.) dans des logements de plus de deux ans.
Pour que ce soit plus parlant, imaginons deux chantiers. Pour la construction d'un garage neuf, vous appliquerez systématiquement un taux de 20 %. Par contre, pour la rénovation complète d'une salle de bain dans une maison qui a 5 ans, c'est bien le taux de 10 % qui s'appliquera, que ce soit sur la main-d'œuvre ou les matériaux que vous fournissez.
L'enjeu est de taille. Une étude a révélé qu'en 2023, 18 % des devis contrôlés omettaient cette mention cruciale, ce qui a engendré environ 2 500 litiges. Un chiffre qui montre bien à quel point ce détail est important. Pour plus de détails sur ces statistiques, vous pouvez consulter les informations sur les mentions obligatoires du bâtiment chez Why.eu.
La maîtrise de ces spécificités n'est donc pas juste une bonne pratique, elle est absolument essentielle pour garantir la conformité de vos devis, protéger votre trésorerie et asseoir votre réputation de professionnel fiable et compétent.
Particulier ou professionnel : à chaque client son devis
S'adresser à un client particulier ou à une autre entreprise du bâtiment, ce n'est pas juste changer le nom sur un document. Vos devis doivent absolument refléter cette différence, autant pour être conformes à la loi que pour être commercialement efficaces.
Chaque type de client a ses propres attentes et, surtout, des protections légales bien distinctes. Ignorer ces nuances, c'est un peu comme construire sur de mauvaises fondations : ça peut fragiliser toute la relation.
Voyez votre devis comme une clé. Vous n'utilisez pas la même pour la porte d'un pavillon que pour celle d'un entrepôt. De la même manière, les mentions obligatoires sur un devis bâtiment doivent être ajustées pour ouvrir la porte à une collaboration saine, que votre client soit un novice en travaux ou un pro aguerri.
Le client particulier : priorité à la protection
Quand vous travaillez pour un particulier, c'est le Code de la consommation qui mène la danse. Il part du principe que votre client est la partie "faible" de la transaction et qu'il a donc besoin d'une protection renforcée. Pour vous, l'artisan, cela se traduit par des obligations plus strictes.
Par exemple, pour la plupart des prestations de dépannage, réparation ou entretien, un devis détaillé est obligatoire avant même de toucher un outil, surtout si le montant estimé dépasse 150 € TTC. L'objectif est simple : une transparence totale pour éviter les mauvaises surprises.
Pour un particulier, le devis est avant tout un bouclier. Il met noir sur blanc votre offre de manière claire et simple. C'est la garantie pour lui de bien comprendre l'étendue des travaux et leur coût avant de dire "oui". C'est un gage de confiance essentiel.
En résumé, pour un devis destiné à un particulier (B2C), voici vos points de vigilance :
- Clarté et simplicité : Oubliez le jargon technique. Votre client doit tout piger du premier coup.
- Information précontractuelle : Toutes les caractéristiques de votre prestation et les prix doivent être limpides.
- Droit de rétractation : Si vous signez le contrat en dehors de vos locaux (au domicile du client, par exemple), vous devez impérativement mentionner son droit de se rétracter pendant 14 jours.
Le chantier B2B : des clauses plus stratégiques
Avec un client professionnel, on change de terrain de jeu. La relation est encadrée par le Code de commerce. Ici, les deux parties sont considérées comme des experts. Le devis n'est plus seulement une protection, il devient un véritable outil de négociation et de gestion des risques.
Les attentes sont donc différentes. Votre client pro sera bien plus attentif aux clauses qui sécurisent le bon déroulement du chantier et les paiements. Votre devis doit intégrer des mentions plus pointues pour encadrer cette collaboration entre experts.
Pensez à ajouter ces éléments clés :
- Conditions Générales de Vente (CGV) : Faites-y référence de manière explicite. Vos CGV sont les règles du jeu (responsabilités, garanties…) et doivent être jointes ou facilement accessibles.
- Pénalités de retard de paiement : Entre professionnels, c'est un must. Précisez clairement le taux des pénalités en cas de non-respect des échéances. C'est une mention dissuasive qui protège votre trésorerie.
- Clause de réserve de propriété : Une sécurité en or. Cette clause stipule que les matériaux que vous livrez restent votre propriété jusqu'à leur paiement intégral.
- Modalités de réception des travaux : Définissez sans ambiguïté comment se déroulera la validation de fin de chantier.
Adapter votre approche n'est pas une complication administrative. Au contraire, c'est une preuve de professionnalisme. Cela vous permet de bâtir des relations solides et d'éviter les malentendus, quel que soit votre interlocuteur.
Quels sont les risques d'un devis non conforme ?
Penser qu'une mention manquante sur un devis est un simple oubli administratif, c'est une grosse erreur. En réalité, c'est laisser une porte ouverte à des galères qui peuvent sérieusement fragiliser votre boîte.
Voyez votre devis comme les fondations de votre chantier. S'il manque un élément, toute la structure devient bancale. Au premier coup de vent – un contrôle surprise ou un client mécontent – tout peut s'écrouler.
Le but ici n'est pas de vous faire peur, mais de vous protéger. En comprenant bien ce que vous risquez, vous verrez que la rigueur n'est pas une perte de temps. C'est un investissement direct dans la sécurité de votre entreprise.
Les sanctions financières directes
La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) est le premier rempart du consommateur. Et croyez-moi, ils ne rigolent pas avec la conformité des devis.
Un oubli, même un tout petit, peut coûter cher. La loi prévoit des amendes administratives pouvant grimper jusqu'à 3 000 € pour un entrepreneur individuel et même 15 000 € pour une société. Ces amendes peuvent tomber pour un devis non remis alors qu'il était obligatoire, ou pour l'oubli de mentions clés.
La nullité du contrat en cas de litige
C'est sans doute le risque qu'on sous-estime le plus. Une fois signé, votre devis a la valeur d'un contrat. Mais s'il est incomplet ou mal fait, un juge peut tout simplement l'annuler.
Un devis non conforme, c'est une épée de Damoclès. Si un client conteste un délai, une prestation ou un surcoût, il peut se servir des défauts de votre devis pour demander l'annulation pure et simple du contrat.
Imaginez la situation : vous avez déjà acheté les matériaux et commencé le boulot. Un désaccord éclate. Si le client arrive à faire annuler le contrat pour un simple vice de forme, vous risquez gros. Non seulement vous ne serez pas payé pour le reste des travaux, mais vous pourriez devoir rembourser l'acompte et même verser des dommages et intérêts. Le document qui devait vous protéger se retourne contre vous.
Le redressement fiscal et les soucis avec l'URSSAF
Le fisc, lui, a l'œil sur la TVA. Une erreur, comme appliquer un taux réduit de 10 % au lieu de 20 %, peut être vue comme une tentative de fraude, pas comme une simple étourderie.
Un contrôle fiscal peut vite déboucher sur un redressement. Vous devrez alors rembourser la différence de TVA sur tous les chantiers concernés, avec des pénalités de retard en prime. Des devis flous ou une numérotation qui ne se suit pas, ça peut aussi allumer les warnings et déclencher des contrôles plus poussés de votre compta.
Pour que ce soit plus clair, voici un petit résumé des infractions courantes et de ce que ça peut coûter.
Synthèse des sanctions pour devis non conformes
Ce tableau résume les risques pour bien prendre conscience des enjeux.
| Type d'infraction | Organisme de contrôle | Sanction possible |
|---|---|---|
| Absence d'une mention obligatoire (ex : assurance décennale) | DGCCRF | Amende administrative jusqu'à 15 000 € pour une société. |
| Erreur sur le taux de TVA appliqué | Administration fiscale (DGFIP) | Redressement fiscal, paiement de la TVA due et pénalités de retard. |
| Devis imprécis entraînant un litige | Tribunal de commerce ou judiciaire | Annulation du contrat, remboursement de l'acompte, dommages et intérêts. |
| Non-délivrance d'un devis obligatoire | DGCCRF | Amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique. |
Face à tout ça, utiliser un logiciel de gestion devient une vraie assurance vie pour votre entreprise. Il s'assure que chaque devis que vous envoyez contient automatiquement toutes les mentions légales à jour. Ça vous couvre contre les risques financiers et juridiques. La signature est aussi un moment crucial ; pour tout savoir sur le sujet, jetez un œil à notre guide complet sur la signature électronique des devis pour les artisans du BTP.
Comment un logiciel BTP sécurise automatiquement vos devis
Gérer à la main toutes les mentions obligatoires sur un devis bâtiment peut vite devenir un job à plein temps. C'est une source d'erreurs, de stress, et de temps perdu que vous ne consacrez pas à vos chantiers. Heureusement, la technologie est là pour transformer cette corvée en un processus simple et fiable.
Un logiciel spécialisé comme Fabrik agit comme un véritable copilote administratif. Il veille à ce que chaque document que vous envoyez soit tout simplement irréprochable sur le plan légal.
Imaginez un système qui intègre automatiquement toutes les infos légales à jour, sans même que vous ayez à y penser. C'est exactement ce que fait un outil pensé pour le BTP. Fini le risque d'oublier votre numéro SIRET, la fameuse mention "EI" si vous êtes entrepreneur individuel, ou les détails de votre assurance décennale.
Le logiciel pré-remplit ces champs pour vous à chaque fois. Vous configurez votre profil une bonne fois pour toutes, et l'outil s'occupe du reste. C'est une tranquillité d'esprit qui n'a pas de prix et qui vous permet de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : le chiffrage de votre chantier.
Fini les casse-têtes sur la TVA et le chiffrage
Le choix du bon taux de TVA est un des points les plus piégeux. Une erreur entre 10 % et 20 %, et c'est la porte ouverte à un redressement fiscal ou à un client mécontent. Un bon logiciel BTP vous guide intelligemment pour éviter ce genre de problème.
Selon la nature des travaux que vous décrivez (rénovation, construction neuve, amélioration énergétique), l'outil vous suggère le taux de TVA qui s'applique. C'est une aide précieuse pour garantir un prix juste et vous mettre à l'abri des mauvaises surprises.
En plus, ces solutions intègrent souvent des bibliothèques de prix, comme Batiprix. Ça vous permet de créer un chiffrage précis et ultra-professionnel en quelques clics. Vous pouvez détailler chaque poste de manière transparente, ce qui renforce la confiance de votre client et justifie votre tarif. L'automatisation des calculs HT et TTC élimine aussi tout risque d'erreur de calcul, même après une longue journée.
Voilà à quoi ressemble l'interface de création de devis sur Fabrik. On voit tout de suite que la simplicité est au cœur du processus.

L'image montre bien comment le logiciel structure le devis avec des sections claires pour chaque information. Le document final est non seulement pro, mais aussi très facile à lire pour votre client.
Utiliser un logiciel BTP, ce n'est pas seulement gagner du temps. C'est investir dans une véritable assurance anti-erreur. Vous sécurisez votre entreprise juridiquement et financièrement, tout en bétonnant votre image de marque.
L'automatisation transforme une tâche administrative redoutée en un processus fluide. En quelques minutes, vous générez un PDF impeccable, avec votre logo et toutes les mentions qui comptent. Si vous cherchez à aller plus loin dans l'optimisation de votre gestion, il est toujours bon de comparer les options qui s'offrent à vous. Pour vous aider, jetez un œil à notre guide sur le meilleur logiciel de devis pour artisan afin de trouver la solution parfaitement adaptée à vos besoins.
Questions fréquentes sur les devis dans le bâtiment
Même avec toutes les règles en tête, c'est sur le terrain que les vraies questions se posent. On a donc rassemblé ici les interrogations les plus fréquentes des artisans du bâtiment, pour y répondre de manière claire et directe. L'idée est de vous donner des solutions pratiques pour gérer sereinement toutes les situations.
Ces réponses vous aideront à bétonner votre maîtrise des mentions obligatoires sur un devis bâtiment et à sécuriser chaque étape de votre relation client.
La signature du client sur le devis est-elle vraiment obligatoire ?
Oui, et c'est non négociable. Un devis signé avec la mention « Bon pour accord » ou « Bon pour travaux » bascule d'une simple proposition à un contrat en bonne et due forme. C'est cette signature qui vous engage l'un et l'autre, et qui constitue votre meilleure protection en cas de litige sur les prestations ou le prix.
Sans signature, votre devis ne vaut pas plus que le papier sur lequel il est imprimé. Il n'engage ni le client à vous payer, ni vous à démarrer le chantier. Pensez-y comme la clé de contact : sans elle, le projet ne démarre pas.
Quelle est la durée de validité d'un devis si je ne précise rien ?
Si vous ne mentionnez aucune durée, la loi estime que votre offre reste valable pendant un « délai raisonnable ». Le problème ? Cette notion est totalement floue et ouvre la porte à tous les malentendus, surtout si le prix de vos matériaux a explosé entre-temps.
Pour éviter tout débat, il est indispensable d'indiquer une date de validité précise, en général 30 jours. Ça vous protège contre la flambée des coûts et ça pousse le client à se décider.
Ne pas fixer de durée de validité, c'est comme laisser la porte de votre entrepôt ouverte la nuit. Vous prenez des risques inutiles qui peuvent attaquer directement votre marge et décaler tout votre planning.
Que faire si mon client refuse de payer l'acompte prévu au devis ?
Si un acompte est clairement inscrit sur le devis que votre client a signé, son paiement est la condition sine qua non au démarrage des travaux. S'il refuse de le verser, vous êtes parfaitement en droit de suspendre le début du chantier. Ce n'est pas une faute de votre part, c'est une conséquence de son manquement.
L'acompte n'est pas une option, c'est une garantie. Il confirme l'engagement réel du client et vous donne la trésorerie nécessaire pour commander les premières fournitures. Règle d'or : on ne lève pas le petit doigt sur un chantier tant que l'acompte n'est pas sur le compte.
Un devis est-il nécessaire pour une petite intervention de dépannage ?
Absolument. Un devis détaillé est obligatoire pour la plupart des prestations de dépannage, de réparation ou d'entretien dans le BTP, et ce, avant de commencer à travailler. Cette règle s'applique en général dès que le montant que vous estimez dépasse 150 € TTC.
Même dans une situation d'urgence absolue, comme une grosse fuite d'eau, vous devez établir sur place un ordre de réparation ou un devis simplifié avant d'intervenir. C'est une protection pour le client, mais aussi pour vous, car ça cadre clairement votre mission.
Générer des devis carrés, conformes et professionnels en quelques clics, c'est la meilleure assurance pour votre activité. Avec Fabrik, vous automatisez l'intégration de toutes les mentions légales, vous gérez vos taux de TVA sans vous tromper et vous renforcez la confiance de vos clients. Essayez Fabrik gratuitement et créez votre premier devis parfait en moins de 5 minutes.